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Ma première Spartan Race au Stade de France

5 km, 20 obstacles, 19 validés et moins d'une heure au compteur. Retour sur une première course d'obstacles, et sur ce qu'elle a changé dans ma façon de coacher.

31 mai 2022 · Tom Bellouin · Retour d'expérience

Séance de sport collective en extérieur sur le Bassin d'Arcachon

Le 16 avril, j'ai couru ma première Spartan Race, un format Stadium au Stade de France : 5 km et 20 obstacles à l'intérieur de l'enceinte. L'objectif de départ était de boucler le parcours en moins d'une heure. C'est fait, avec 19 obstacles validés sur 20.

Voici ce que je retiens de cette journée, et ce que ça a changé dans ma façon de coacher.

La veille et le jour J

Nous sommes arrivés la veille sur place. C'est le premier conseil que je donne à quiconque court loin de chez lui : ne pas ajouter le stress du transport à celui de la course.

Réveil à 7h30, petit déjeuner à l'hôtel, puis direction le stade avec l'idée d'observer le départ de la catégorie Élite. La file d'attente pour les dossards en a décidé autrement.

Une fois le kit récupéré, j'ai passé deux heures à regarder les Élites franchir les obstacles. C'est probablement la chose la plus utile que j'aie faite ce jour-là. Voir comment les meilleurs abordent un mur ou une corde donne des solutions techniques qu'aucun plan d'entraînement ne t'apporte.

La course

Ce travail d'observation a payé. Tout au long du parcours, j'ai régulé l'intensité de ma foulée pour garder de l'énergie en réserve avant chaque obstacle.

C'est le vrai piège de ce format. Comme tu ignores quel obstacle t'attend et à quel moment, tu ne peux pas te permettre de vider le réservoir sur la partie course. Un coureur qui arrive essoufflé devant une épreuve de grip la rate, prend la pénalité, et perd bien plus de temps qu'il n'en avait gagné en courant vite.

Un seul obstacle m'a résisté sur les vingt. Pour une première, je le prends.

Ce que la Spartan a changé dans mes coachings

Cette course résume assez bien ce que j'essaie de transmettre en séance : être un sportif complet.

Beaucoup de personnes travaillent un seul groupe musculaire, ou une seule qualité physique. Le résultat plafonne vite. Une course d'obstacles sanctionne immédiatement ce genre de préparation partielle. Tu peux courir vite et ne pas passer une corde, ou être fort et exploser au bout de trois kilomètres.

Ce que j'en retire, et que j'applique au studio, c'est qu'un corps utile est un corps qui sait tout faire un peu. Porter, tirer, grimper, encaisser. Ce sont exactement les gestes de la vie courante, en plus intense.

La suite

Après cette première, j'ai visé la catégorie par âge plutôt que l'Open, et des formats plus longs. Le Super, sur 10 km avec 25 obstacles, demande un travail de fractionné bien plus poussé, parce que les distances entre les épreuves s'allongent nettement.

L'ambiance reste ce qui marque le plus. La solidarité entre coureurs sur les obstacles n'a rien d'un argument marketing, elle est bien réelle, et c'est ce qui donne envie d'y retourner.

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Le premier rendez-vous est un bilan de 60 minutes, sans engagement, pour faire le point sur ta situation et repartir avec un plan clair.

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